Dole en 1610
(d'après un dessin de E. Martellange)

Le secteur sauvegardé de Dole est un des plus étendus de France et offre une unité architecturale assez remarquable des XVII° et XVIII° siècles.
La visite en est aisée guidant le promeneur tout au long d'un parcours aussi plaisant que varié.


On ne peut apprécier la richesse architecturale de cette ville sans rappeler
quelques repères historiques :

Grands évènements de la Franche-Comté relatifs à Dole :

58 av J.-C. : César bat les Helvètes et soumet les Séquanes
~355 : la province est détruite par les invasions barbares
1156 : L'Empereur Frédéric Barberousse épouse Béatrix, comtesse de Bourgogne
1366 : apparition du terme "Franche-Comté"
1422 : fondation de l'Université de Dole par Philippe le Bon duc de Bourgogne
1477 : occupation de la Franche-Comté par Louis XI
1519 : Marguerite d'Autriche devient régente de la Franche-Comté
1531 : Charles Quint réorganise le Parlement de Dole : Nicolas Perrenot de Granvelle nommé Maître des Requêtes
1595 : invasion de la Franche-Comté par Henri IV
1636 : Résistance héroïque de Dole aux troupes de Condé
1668 : invasion de la Franche-Comté par Louis XIV
1674 : Seconde conquète de la Franche-Comté par Louis XIV. Besançon devient capitale de la province
1678 : la Franche-Comté devient française






La dépendance de la Comté à la Bourgogne remonte à la fille du Duc Robert II Jeanne de Bourgogne (1293-1349), qui sut imposer à cette province une administration sage et humaine qui se concrétisa par le mariage de sa petite fille avec Philippe le Hardi : ainsi débuta pour la Comté et pour Dole en particulier un siècle de présence des grands ducs de Bourgogne qui vit la naissance de la Franche-Comté. Jean sans Peur envisagea un temps de confier le rôle de capitale à Besançon, mais en 1451 Philippe le Bon confirma Dole dans ses prérogatives de capitale de la province comme siège de toutes les assemblées. Mais lorsqu'en 1477 Charles le Téméraire fut vaincu à la bataille de Morat la province devint l'objet des convoitises de Louis XI auxquelles Marie de Bourgogne ne put résister jusqu'à ce que en 1491 Charles VIII, renonçant aux projets de son père, dégagea la Franche-Comté de ses liens avec le roi de France par le traité de Senlis en 1493.

Marie de Bourgogne devait en quelque sorte sceller le sort de la Franche-Comté pour quelque temps puisque c'est à sa fille Marguerite qu'il revint de gouverner la Franche-Comté et les Pays Bas. Ainsi commença sous sa conduite une période relativement faste de paix et de prospérité. Après la mort de son épouse en 1530, Charles Quint sut sagement respecter cette politique d'apaisement en confirmant Marguerite comme régente et en confiant à des Comtois (dont la famille Granvelle) le soin de régler les affaires les plus importantes de cette lointaine province dont il lui semblait évident qu'elle deviendrait inéluctablement possession du roi de France. En effet, Henri IV puis Louis XIV devaient hélas mettre fin tragiquement à cette période faste pour la province au début du XVII° siècle. Mais c'est une autre tranche d'histoire



L'arbre de Marie de Bourgogne
Il reste un souvenir visible de Marie de Bourgogne en Franche-Comté : c'est le tilleul de Bracon,
près de Salins-les-Bains dans le Jura
vraisemblablement le dernier subsistant que Charles le Téméraire fit planter selon ta tradition
à l'occasion du mariage de sa fille Marie avec Maximilien d'Autriche le 18 août 1477
.




Le tilleul de Bracon ou "tilleul d'Ivory" dans la brume
du premier plateau jurassien. (photos : R. Berthet)©



Marie de Bourgogne (1457-1482)
Portrait par Michael Pacher
Beauté à nulle autre pareille ?
ou vision idéalisée d'un artiste ?




Louis XI (1423-1483)
roi de France
et parrain de la duchesse Marie
.


Comparaison n'est pas raison, Heureusement !


Le siège de Dole par Louis XI. Tapisserie (Bruges 1506. Musée du Louvre).


Le siège de Dole (1636) lithographie de Nicolas Labbé,
retraçant le siège infructueux de la ville par les troupes de Condé




Inscription latine rue Carondelet dont la signification et la date restent mystérieuses.
"Que s'éloignent voleurs, souris,fantômes
".


Couvent des Orphelins


Canal Charles Quint


Pavillon des Arquebusiers


Portique de style Renaissance de la chapelle des Jésuites (1604)
Auteur anonyme

C 'est ici, dans les monuments religieux, (voir aussi la Sainte - Chapelle de la collégiale ainsi que la chapelle des d'Andelot à Pesmes) que le goût pour l'antiquité classique, importé d'Italie à la fin du XV° siècle, connaît son plus haut degré de perfection, peut-être parcequ'il s'est manifesté plus tardivement qu'ailleurs, en butte à une résistance traditionaliste plus marquée que dans le reste du pays. C'est d'ailleurs le plus souvent dans les annexes des édifices religieux comme à Pesmes ou à Dole que l'art de la Renaissance se manifeste avec grand bonheur.



,

Cloître de l'Hôtel Dieu



Couvent des Dames d'Ounans (lycée Nodier).
Construit d'après les plans de Dom Duchesne (XVIII°)
.




Canal des Tanneurs (reflet)

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L'art contemporain est présent dans les rues de la cité


Polyphème (bronze de Appelès)



Les Commères (sculpture en bronze de J. Boetcher)



Le "Pneu" : scuplture géante de P Stampfli


"Le Doubs et la Loue" : fontaine monumentale de P Duc

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Reflets de nuit


La lune jouant avec les lampadaires sur le toit de la Charité



La collégiale vue du bas de la ville


Cloître des Cordeliers


Effet de neige Porte d'Arans (fortifications de Precipiano 1553)




Cloître des Cordeliers.


Hôtel Dieu (balcon et échauguette).


Rue du collège de l'Arc.
A gauche : portique de la chapelle des Jésuites.


La vieille ville vue du canal des Tanneurs


Grilles en fer forgé (Hôtel de Froissard)


Certains -comme V. Hugo et beaucoup d'autres- ont cru voir dans l'art de la Renaissance en Comté une influence espagnole. En fait la province n'a jamais vraiment subi l'inflence espagnole, car Charles Quint dès 1519 a su confier à des dignitaires Comtois (Nicolas Perrenot de Granvelle en particulier) la gestion de cette lointaine province en réorganisant le Parlement de Dole en 1531. On peut parfois discerner dans certains monuments des analogies avec l'art des Flandres ou de Lombardie, mais rien qui puisse évoquer l'art espagnol.







Dole de nuit





Dole au début du XX° siècle (gravure)





La fontaine de Guijens : lieu de promenade de B. Constant,
C. Nodier et Mme de Staël.





la Visitation

 

 

La Visitation, ancien collège Saint-Gérôme, fondé au XV° siècle par Antoine de Roche, Prieur de l'abbaye de Cluny. La chapelle, d'inspiration clunysienne a été aménagée, après restauration complète en 2007, en auditorium avec un orgue positif du facteur D. Londe.

 

 


 


La Visitation...

à présent auditorium Karl Riepp.

Médaillon peint de la Visitation. ("Charitas")
Les statues d'apôtres (école bourguignonne XV°) précédemment à la collégiale, ont retrouvé leur emplacement d'origine.

Le Refuge (XVIII°). Ancienne institution pour "filles perdues".

A présent Hôtel de Ville.

 

 

Clef pendante (chapelle des Carmélites, XVII°).



Fontaine au Boeuf marquant l'emplacement de la vieille boucherie (XVemeS)






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