Vue aérienne de Dijon.

Aerial view of Dijon.

 

Je suis né à Dijon et j'ai toujours éprouvé pour cette très belle ville au passé si prestigieux un attachement quasi-viscéral. François Ier, découvrant Dijon depuis les hauteurs de Talant en 1515, avant de poursuivre jusqu'en Lombardie, n'évoquait-il pas "la ville aux cent clochers" ? Ne dit-on pas aussi de manière énigmatique que "Dijon périra par Suzon" *? Il y a bien sûr des lieux et des oeuvres que j'affectionne plus particulièrement, entre autres....

*Le Suzon est un ruisseau traversant la ville en souterrain.

I was born in Dijon and have always felt a vivid attachment for this very beautiful city whose past is so glamorous . Didn't king François Ist, discovering Dijon from the heights of Talant on his way to Lombardy in 1515 speak of the "city with a hundred spires" ? Isn't there a common riddle claiming that "Dijon will perish by Suzon" *? There are indeed some places and works I am most fond of, among which....

*The Suzon is a streamlet flowing underground across the city.

 

Je suis né dans cette maison, villa Bérénice, à deux pas de

l'église du Sacré Coeur alors en construction

dans la quartier de la Maladière.

I was born here, at "villa Bérénice", at a stone- throw

from the Sacré-Coeur church then under construction

in the "Maladière" area.

Eglise du Sacré-Coeur (1933-1938)

édifiée grâce à l'action opiniâtre

de l'abbé Tattevin mandaté par Mgr Petit-de- Julleville,

sur des plans de Julien Barbier.

De style néo-byzantin cette église est très richement décorée

de mosaïques et d'une statuaire remarquable.

Cette église fut sauvée de la destruction le dimanche 10 septembre 1944, quand grâce à l'initiative de l'abbé Tattevin, un train de munitions allemand tout proche fut poussé à bras d'hommes en rase campagne avant de sauter.

The Sacré-Coeur church (1933-1938)

built thanks to

father Tattevin and bishop Petit- de-Julleville after a draft

by Julien Barbier.

This church with neo-byzantine architecture offers

a rich mosaic decoration and a remarkable statuary.

This church was saved from destruction when, on Sunday September 10th 1944, thanks to Father Tattevin's initiative, a German train of amunition near-by was pushed by hand furter to a no man's land before bursting.

L'église du Sacré-Coeur en construction (1937)©

The church under construction (1937).©

St Tarsicius (marbre de J. Martin).

Sacré Coeur en bois ( R. Delamarre)

St François d'Assise (A. J. Gueniot).

Grande Fresque du choeur (Maumejean).

The great fresco of the choir (Maumejean).

Photo : A. Revel ©

St Christophe (H. Bouchard).

 

Entrée du baptistère (G. Loire).

The fonts.

Détail du baptistère : le Cerf Altéré, céramique (G. Loire)

In the fonts : the thirsty Stag (ceramic by G. Loire).

Photo : A. Revel ©

 

 

Eglise Notre-Dame et son clocher-lanterne.

Notre-Dame church and its lantern-like steeple.

Cette église est un véritable bijou d'art gothique, une cathédrale miniature, construite au début du XIII° siècle avec des techniques tout à fait nouvelles pour l'époque, afin de pallier en particulier le manque de place dans un habitat urbain très dense. Sont à remarquer :

La statue en bois de Notre-Dame de Bon-Espoir, datant du XIe ou du XIIe siècle, a laquelle les Dijonnais attribuent plusieurs miracles : le 13 septembre 1513, lorsque les armées suisses assiégeant Dijon quittèrent la ville de manière inexpliquée après une procession faite le 11 septembre avec la statue; le 11 septembre 1944, lorsque la garnison allemande occupant la ville quitta celle-ci après que l'évèque eût demandé publiquement l'intercession de Notre-Dame de Bon-Espoir afin de protéger la ville de la destruction. La statue peinte en noir au XVIe siècle retrouva son aspect polychrome en 1963. Gravement mutilée durant la Révolution elle a été souvent présentée vétue d'un manteau et couronnée.

Le "Jacquemart", horloge à automates ramenée de Courtrai en 1382 par Philippe-le-Hardi et dont la famille s'est agrandie d'une épouse "Jacqueline" en1651, d'un garçon "Jacquelinet" en 1714 et d'une fille "Jacquelinette" en1884.

Autre curiosité, la "Chouette", sculptée dans un contrefort, objet d'une véritable vénération des dijonnais et des touristes qui ne manquent pas de caresser l'oiseau de la main gauche tout en formulant un souhait.Il semblerait que cet oiseau soit en fait un hibou !

This church is actually a masterpiece of gothic art, a miniature cathedral built at the beginning of the 13th C with very original techniques for the time so as to compensate mainly for the lack of place in a dense urban dwelling area. To be seen :

A wood statue of Notre-Dame de Bon-Espoir, dating from the 11th or 12th century. The city dwellers bestow several miracles upon this statue : on september 13th 1513 when the Swiss armies unexpectedly leave Dijon after a procession with the statue on september 11th; again on september 11th 1944 when the German troops suddenly abandon the city after a public appeal of the bishop to Notre-Dame de Bon-Espoir to protect the city from destruction. The statue painted in black in the 16th century recovered its multi-coloured aspect in 1963. It was heavily mutilated during the French Revolution and was often exhibited with a cloak and crown.

The "Jacquemart", a clock with animated characters, brought from Courtrai in 1382 by Duke Philip-the-Bold and whose family was enlarged with a wife "Jacqueline" in 1651, a son "Jacquelinet" in 1714 and a daughter "Jacquelinette" in 1884.

Another curiosity is the "Owl", carved out of an outside pillar, which is revered by the inhabitants and sightseeers as well who won't miss patting the bird's head with their left hand as they express a wish.

Notre-Dame : nef et choeur.

Notre-Dame : nave and choir.

Notre-Dame : chevet et clocher-lanterne.

Chevet and lantern-steeple.

Notre-Dame : côté nord.

 

"Terribilis", tapisserie de Dom Robert (1950) illustrant les miracles de 1513 et 1944.

"Terribilis" Dom Robert's tapestry illustrating the miracles of 1513 and 1944.

Notre-Dame de Bon-Espoir.

Le Jacquemart et la chouette.

"Jacquemart" and the owl.

 

La gare Dijon-Ville

The railway station.

Autre monument emblématique de la ville : la gare Dijon-Ville, facteur important de l'essor de Dijon au début du XXeme siècle que les troupes d'occupation allemandes firent sauter pour rdes motifs stratégiques obscurs avant leur fuite précipitée le 7 septembre 1944, trois jours avant la libération de la ville.

 

Another emblematic monument of the city : the railway station, a major element of the development of Dijon that the Germans destroyed for obscure strategic motives before leaving hurriedly on September 7th 1944, three days before the liberation of the city.

 

La gare après le 7 septembre 1944.

The railway station after Sept 7th 1944.

Le centre historique.

The historic area.

Le Palais des Ducs. (Hôtel de ville).

The Dukes' palace. (City hall).

 

Tour de Bar (1365 - 1370. Arch : Belin de Comblanchien).

 

Cour de Bar et partie restaurée du Musée des Beaux Arts (2013)

Cette plaque dorée incongrue est-elle une allusion à la Toison d'Or ?

Palais des Ducs.

 

Tour Philippe le Bon(1450 - 1460. Arch. Jean Poncelet).

Salle des Etats (Palais des Ducs).

The Sates of Burgundy Hall.

Tombeaux de Philippe-le-Hardi et de Jean-sans-Peur (salle des Gardes, musée) Jean de la Huerta & Antoine Le Moiturier (XVe), placés à l'origine à la chartreuse de Champmol.

Les pleurants ont faitt partie d'une remarquable exposition au Metropolitan Museum of Art de New-York qui s'est ensuite déplacée à Saint Louis, Dallas, Minneapolis, Los Angeles, San Francisco, Richmond, avant de revenir à Dijon en 2013.

Funeral monuments of dukes Philip-the-Bold and John-the-Fearless. Jean de la Huerta & Antoine Le Moiturier (15th C), once located at the Chartreuse of Champmol.

The mourners have been part of a remarkable exhibition at The Metropolitan Museum of Art in New-York then shown at Saint Louis, Dallas, Minneapolis, Los Angeles, San Francisco, Richmond, and back in Dijon in 2013.

 

On ne peut évoquer Dijon sans citer la

It would be unthinkable to mention Dijon without a word on the

CHARTREUSE DE CHAMPMOL

Ancien monastère des Chartreux situé à l'ouest de Dijon, choisi en 1377 par le Duc Philippe le Hardi pour y être inhumé.La chartreuse, vendue comme bien national en 1790, fut rachetée en 1791 par Emmanuel Crétet qui fit démolir la chapelle et une partie des bâtiments conventuels. L'ensemble fut acquis en 1883 par le département de la Côte d'Or pour en faire un asile psychiatrique. C'est à Claus Sluter que l'on doit le portail de la chapelle ainsi que le célèbre puits de Moïse (1405).

Former Carthusian monastery located in the west of Dijon, chosen in 1377 by Duke Philip the Bold who wished to be buried there. The monastery sold as national real estate in 1790, was bought in 1791 by Emmanuel Crétet who had the chapel and part of the buildings destroyed. Le whole estate was acquired in 1883 by the Department of Côte d'Or and then turned into a mental hospital. The portal of the chapel and the celebrated Moses' Well are masterpieces by Claus Sluter (1405).

 

 

L'Ouche au sortir du lac Kir traverse la chartreuse

(d'où, peut-être, l'origine du lieu-dit Champmol)

The river Ouche just running out of lake Kir

flows across the chartreuse (hence, perhaps,

the origin of the place : Champmol.

                              

 

Vestiges de l'ancienne chartreuse

Remains of the former monastery.

 

La chapelle actuelle reconstruite au 19eme siècle.

The present chapel dating from 19th C.

Le puits de Moïse dans son habitacle du XVIIeme

Moses' well in its 17th century shelter.

Portail de la chapelle.

The chapel porch.

La duchesse Marguerite et Catherine d'Alexandrie.

Duchess Margaret and Catherine of Alexandria.

A gauche : Philippe le Hardi agenouillé devant Jean-Baptiste

Left : Philip the Bold kneeling before St John the Baptist.

A gauche : Vierge et enfant Jésus. A comparer avec cette Vierge de l'Ecole Bourguignonne

du 15eme siècle de la Collégiale St Hippolyte de Poligny.

Left : Mary holding Jesus. To be compared with the statue of the Virgin holding Jesus

(15th C) from the School of Burgundy of the Collegiate church in Poligny.

Le prophète Moïse.

Moses the prophet.

Le prophète Daniel.

Daniel the prophet.

La restauration récente n'a pas permis de retrouver toute la polychromie d'origine.

The recent restauration could not enhance the original plychromy.

Nativité, Maître de Flemmalle (XV°), Musée.

Cathédrale Saint-Bénigne.

St Bénigne cathedral.

St Bénigne

Maisons à colombages.

wood-beamed houses.

Maison Millière (XV°)

 

 

Maison "aux trois visages".

The" Three-faced" house.

Escalier monumental de Gabriel (Palais des Ducs).

Monumental staircase by Gabriel.

Chapelle des Elus des Etats de Bourgogne (Gabriel) 1738-1739.

Palais des Ducs. Au fond : église St Michel.

The Dukes' Palace. In the Back-ground : St Michel church.

Eglise Saint-Michel et sa belle façade Renaissance.

St Michel church and its fine Renaissance front.

Façade Renaissance rue des Forges.

Hotel de Vogüé.

Hôtel Chambellan (XV e).

Cloître des Bernardines (XVIII°)

A présent musée de la vie bourguignonne (Perrin de Puycousin).

Cloister of the St Bernard sisters convent (18th C).

At present museum of Burgundian tradituonal life (Perrin de Puycousin).

Ancienne église des Jésuites (XVIII°).

Former Jesuit church with a neo-classical front (18th C).

Cloître des Bernardines.

Cloister of the St bernard sisters convent.

Eglise Ste Anne (1699-1709). Un exemple rare de baroque italien à Dijon.

A présent musée d'Art Sacré.

St Anne's church (1699-1709). A rare example of Italian barocco style in Dijon.

At present museum of Religious Art.

Claus Sluter : bronze de Henri Bouchard, sculpteur dijonnais

(1875-1960).

Claus Sluter : a bronze statue by Henri Bouchard born in Dijon.

Porche (H. Sambin) du Palais de Justice. Ancien Palais du Parlement (XVe)

Porch of the Law Courts (H Sambin 15th C) Former Parliament House.

 

Décoration art déco rue de la Préfecture.

Art dec gate rue de la Préfecture.

 

Les halles du marché couvert (1873 - 1875. Arch : Clément Weinberger).

The covered market (1873 - 1875. Arch : C. Weinberger).

Après le marché...

After market time...

Dijon hébergeait fièrement la plus ancienne base (102) aérienne de France créée en 1914..

Celle-ci va définitivement fermer en 2014, laissant le vide dans le ciel bourguignon.

 

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